
Le Centre d'Art Sacré est à l'origine d'une des polémiques
concernant la cathédrale. En effet, la Loi
du 9 décembre 1905 dite de "séparation des Églises
et de l'État" interdisait le financement public de la construction
de la cathédrale. C'est donc au travers de ce lieu "laïc"
à vocation multicultuelle que
des
subventions
(5,7 % du coût total du bâtiment) ont pu être apportées,
conformément au vu de Jack Lang, le Ministre de la Culture.
Certains ont alors protesté contre ce "tour de passe-passe".
En fait, le centre est bien une entité à part, juridiquement
distincte, même s'il est physiquement hébergé dans la
cathédrale (avec laquelle il est en copropriété) :
il a son propre accès (et son propre ascenseur), son propre réseau
électrique et même un système de chauffage indépendant.
Le souhait de Monseigneur
Herbulot était de faire de ce lieu un centre d'études
et de documentation privilégié de l'art sacré des religions
du Livre. Comme le précise Claude Mollard, maître d'uvre
de la construction de la cathédrale, il s'agissait de "réunir
dans une sorte de bibliothèque ou médiathèque du XXème
siècle la mémoire des créations artistiques assemblées
dans les églises de France, qu'il s'agisse de vitraux, de sculptures
ou d'ornemants sacerdotaux" (Claude Mollard La cathédrale
d'Évry, page 197). Ce souhait n'a, malheureusement, jamais été
exaucé.
On s'y rend depuis la place des Droits de l'Homme et du Citoyen ou le Square Jean-Paul II par une porte donnant sur le "pont" qui surplombe le portail de cérémonie. Le Centre est "logé" à l'intérieur de la volute de briques qui surplombe le chur. Réparti sur cinq niveaux (six en comptant la mezzanine du niveau supérieur), les salles ont une surface de plus en plus importante au fur et à mesure que l'on s'élève. Elles sont reliées par un escalier hélicoïdal, caractéristique du "style Botta", logé dans l'excroissance de la façade nord.

Si
depuis son ouverture le lieu a été relativement peu utilisé,
la première manifestation étant la vente
Premier
Jour
du
timbre
de la cathédrale en 1995, il est, aujourd'hui découpé
en deux parties distinctes. En effet, le diocèse a racheté
en 2004 les quatre niveaux inférieurs pour y installer le musée
Paul Delouvrier dans lequel sont présentées les collections
permanentes de tableaux contemporains et d'objets religieux détenus
par le diocèse. Les deux derniers niveaux, propriétés
de l'Agence Nationale pour les Arts Sacrés, proposent périodiquement
des concerts ou des expositions temporaires.
Pour tout renseignement contactez le Centre d'Art Sacré :
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Une brêve histoire du quatuor à cordes Au programme :
Entrée sans réservation dans la limite des places disponibles, participation libre. Renseignements : 01.64.97.22.74 anas-evry@orange.fr |